Par quoi remplacer le sucre blanc (2/2) ?

Publié par Estelle Le 8 juin 2012 Commenter

Comme promis, nous revenons sur les alternatives au sucre blanc avec ce nouvel article dans lequel nous allons évoquer les édulcorants acaloriques.

Il existe deux types d’édulcorants : les édulcorants chimiques dits « de synthèse » et les édulcorants naturels.

 

 

Les édulcorants chimiques : à bannir !

 

Vous n’êtes pas sans connaître le fameux aspartame qui régulièrement fait parler de lui… C’est l’additif (E951 sur les étiquettes) le plus controversé au monde ! A tel point que désormais, on vient à le retirer de certains produits dits « allégés » comme des sodas ou des yaourts.

Néanmoins, il reste présent dans un nombre édifiant (plus de 6000 !) de produits de grande consommation : outre les produits « lights », on le retrouve souvent dans les produits sans sucre, comme des médicaments même à usage des enfants…

Issu de la recherche médicale, c’est fortuitement que son pouvoir sucrant a été découvert. Refusé d’autorisation de mise sur le marché par la FDA américaine (Food & Drug Administration équivalente de notre AFSSAPS), il a finalement été imposé au début des années 1980 grâce à des manœuvres financières et politiques. Or, depuis, il n’a cessé de créer la polémique et la liste de ses effets secondaires s’est allongée avec le recul sur son utilisation et les nombreuses études qui ont été conduites pour en montrer la toxicité. Parmi ses 92 effets secondaires, il est notamment accusé d’être neurotoxique, cancérigène, impliqué dans des accouchements prématurés, la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, la sclérose en plaques… Je ne saurais trop vous conseiller de décrypter les étiquettes des produits que vous achetez et de fuir ce poison comme la peste, pour vous et pour vos enfants. Et je salue l’initiative de certaines enseignes qui commencent à le retirer de certains de leurs produits.

 

Les autres édulcorants de synthèse tels que le sucralose, l’acésulfame K, le cyclamate de sodium, la saccharine sont également tous suspectés d’entraîner des effets secondaires plus ou moins grave (le sucralose a été interdit en France en 2009, le cyclamate accusé d’être hautement cancérigène…).

Si certains d’entre vous suivent un certain régime hyperprotéiné à la mode qui incite à la suppression de tout sucre et à l’utilisation d’édulcorants, je ne peux que vous encourager vivement à abandonner ces poisons chimiques pour vous tourner vers des alternatives beaucoup plus naturelles.

 

Conclusion : décryptez bien les étiquettes et bannissez aspartame, acésulfame, cyclamate, saccharine et maltodextrine également masqués sous les sigles E951, E950, , E952, E954 et E621.

 

 

 

La stévia: nouvel édulcorant naturel

 

Vous en avez certainement entendu parler depuis quelque temps comme cet édulcorant issu d’une plante originaire d’Amérique du Sud se présente désormais comme le potentiel remplaçant de l’aspartame.

Il se présente sous forme de poudre blanche (à ne pas confondre avec la poudre verte qui est la plante séchée non transformée et qui est très difficile d’usage tant son goût est prononcé) qui contient du rébaudioside A, la molécule « sucrante » de la plante.

Il est classé dans la catégorie des édulcorants intenses du fait de son pouvoir sucrant 300 fois plus élevé que le sucre (attention à son dosage !) mais ne contient pas de calorie.

Il faut savoir que la stévia présente un arrière-goût de réglisse plus ou moins amer et qui peut déranger. On peut l’utiliser dans les boissons chaudes (sous forme de sucrette), dans les yaourts et salades de fruits (sous forme de poudre contenant parfois de l’érythritol ou, pire, de la maltodextrine à éviter… !), en pâtisserie (à condition que la cuisson soit courte et inférieure à 120-180°C selon les marques et en sachant que la chaleur renforce son arrière-goût…).

Son utilisation ne semble pour l’heure pas poser de problème en matière de santé, néanmoins le recul n’étant pas encore nécessaire pour pouvoir en juger à long terme, il est préférable d’appliquer le principe de précaution et de ne pas en abuser.

Par ailleurs, comme il s’agit néanmoins d’un « faux-sucre », sachez que c’est un leurre pour le cerveau qui, recevant l’information de vos papilles que vous ingérez un produit sucré, déclenche tout de même une sécrétion d’insuline visant à stocker un sucre qui n’existe pas… d’où l’affaiblissement de votre pancréas et un risque d’hypoglycémie…

 

Où la trouver ? En supermarchés (attention aux additifs et agents de charge tels qu’érythritol et surtout maltodextrine !), boutiques diététiques et magasins biologiques (le prix au kilo varie selon la marque et la forme).

 

Conclusion : son intérêt semble donc limité (personnes diabétiques ou en large surpoids) et son usage devrait rester modéré.

 

 

 

 

L’érythritol : idéal pour les diabétiques

 

Tout comme le xylitol, il s’agit d’un polyol (sucre d’alcool naturel) mais qui a l’avantage d’être à la fois plus digeste et de ne pas être assimilé par le corps (il ne fournit donc pas de calorie).

Contenu dans le melon, le raisin, la poire, les champignons, il n’en est néanmoins pas directement extrait et reste un produit industriel fabriqué grâce à la fermentation du glucose en présence de certains types de levures.

D’index glycémique nul, il est particulièrement recommandé pour les diabétiques.

Si son dosage est équivalent à celui du sucre, son usage en cuisine n’en est pas aisé pour autant. En effet, on peut le chauffer mais il présente un arrière-goût mentholé pas nécessairement adapté à toutes les préparations, son côté très sucré s’estompe rapidement et il se dissout très difficilement dans les liquides.

Comme c’est un polyol, il aurait, au même titre que le xylitol, des effets secondaires indésirables à haute dose (cataracte, neuropathies…).

 

Où le trouver ? En boutiques diététiques et magasins bio ainsi que sur internet (environ 10€ les 500g).

 

Conclusion : à tester mais c’est un produit industriel qui est cher, avec des effets secondaires potentiels et dont l’utilisation devrait rester modérée.

 

 

 

 

 

En conclusion, d’un point de vue « naturopathique », le sucre, quel qu’il soit, doit rester d’usage modéré.

Faites attention à la consommation de vos enfants : l’abus de produits sucrés engendrerait énervement, agressivité, hyperactivité…

Comme l’appel d’une douceur sucrée dépasse bien souvent la raison, je vous recommande personnellement l’utilisation de sucre de canne complet bio (réduisez systématiquement les quantités de 30 à 50% par rapport aux indications des recettes, souvent bien trop sucrées !).

Le fructose (industriel) et le sirop d’agave (naturel) peuvent également être consommés à petites doses en raison de leur action sur l’augmentation des triglycérides.

Le xylitol est également une alternative envisageable mais il est cher et source de ballonnements fréquents.

L’érythritol pourrait être intéressant mais sa fabrication industrielle et son coût en font un produit à écarter ou à n’utiliser qu’exceptionnellement.

Quant à la stévia, nouvellement « à la mode », usez-en si elle vous convient mais n’en abusez pas 😉

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