Le printemps est installé depuis maintenant 1 mois, les jours s’allongent et se réchauffent, les oiseaux gazouillent et… les fleurs éclosent un peu partout.

Si le tableau est idyllique pour certains, malheureusement pour d’autres c’est le début d’un calvaire saisonnier : le rhume des foins.

 

 

 

 

Qu’est-ce que le rhume des foins ?

 

Le rhume des foins est une réaction allergique aux pollens, en particulier ceux qui sont transportés par le vent.

Une allergie est une réaction de notre système immunitaire qui reconnaît une molécule étrangère généralement inoffensive (ici le pollen) comme un ennemi potentiel et déclenche une réaction de lutte contre cet « antigène » pour le chasser de notre organisme.

C’est une réaction saisonnière (printemps, été, parfois début d’automne) en fonction du moment d’émission des pollens par les différentes espèces d’arbres, arbustes, fleurs et herbes diverses. Il existe à ce propos des bulletins d’alerte concernant les dates d’émission des pollens afin de vous prémunir si vous vous savez sensible à tel ou tel type de pollen : http://www.pollens.fr/les-bulletins/bulletin-allergo-pollinique.php. 

 

Quels en sont les symptômes ?

Les symptômes du rhume des foins comprennent des éternuements, une congestion nasale (nez bouché), un écoulement nasal, le nez et les yeux qui démangent et les yeux rouges et larmoyants. Ces symptômes peuvent se cumuler et leur intensité augmente avec celle de notre réaction allergique

Au cours de cette réaction, de l’histamine est libérée ce qui a pour effet de stimuler encore davantage la sécrétion d’histamine et donc, par effet de cascade, d’aggraver les symptômes.

 

 


Comment prévenir les symptômes ?

 

Adoptez tout d’abord un comportement préventif !

 

Il faut en premier lieu essayer d’éviter l’allergène au maximum… ce qui n’est pas toujours facile !

Evitez de tondre la pelouse ou de faire sécher le linge en extérieur quand il y a du vent.

Si possible, rincez vos cheveux tous les soirs sous la douche pour éviter une réaction nocturne.

Lavez vos draps et taies d’oreiller une fois par semaine.

Pensez à aérer votre logement (sauf en cas de grand vent !).

 

Ajustez votre alimentation

 

  • Augmentez votre consommation de bioflavonoïdes : gorgés d’anti-oxydants naturels, ils aident à inhiber la libération d’histamine par le corps en réponse à des allergènes et stimulent le système immunitaire ils se trouvent dans les fruits et légumes de couleur et sont. On en trouve notamment dans les agrumes, les baies, l’oignon, les pommes, le thé vert, le sarrasin et l’extrait de pépins de pamplemousse.

 

 

 

  • Pensez à agrémenter vos plats de gingembre, d’ail, de raifort et d’estragon : le gingembre possède un puissant effet anti-inflammatoire qui peut aider à réduire le rhume des foins, l’ail et le raifort ont une action anti-catarrhale (ils aident à chasser le mucus du corps). L’ail a de surcroît des propriétés antibactériennes, ce qui pourra aider dans le cas d’une infection de bas grade des sinus. L’estragon quant à lui permet de freiner la libération d’histamine et donc de diminuer les manifestations allergiques.

 

  • Augmentez votre consommation d’acides gras essentiels (AGE) : on connaît désormais bien la contribution des huiles de poisson dans l’amélioration de symptômes inflammatoires et dans la réduction des maladies cardio-vasculaires, mais sachez que les AGE permettent de diminuer les réactions allergiques par inhibition des processus inflammatoires.
    Essayez de manger au minimum 3 fois par semaine des poissons gras, comme les sardines, le maquereau, le hareng, la truite, le thon et le saumon (dans une moindre mesure pour ces deux derniers considérant leur concentration plus élevée en métaux toxiques comme le mercure),  consommez des noix et des noix du Brésil, des graines de lin ou des graines de chia (dans vos salades, vos céréales), de l’huile de colza (ou mieux de caméline ou de lin, en magasin bio mais à conserver au frais et à consommer exclusivement crue et rapidement) ainsi que des légumes à feuilles vert foncé.

 

 

Dans un prochain article, nous évoquerons les solutions naturelles qui existent afin de vous aider à soulager les symptômes incommodants du rhume des foins.

2 Réponses.

  1. Lyngling dit :

    Bonjour,

    Je carbure depuis janvier à:

    5citrons /jour, thé vert-caféine cps 3/jour, radis noir-guarana-gelée royale en cure 2-3 semaines tous les 3 mois… extrait de pémpins de pamplemousse quand je sens que ça flanche… pas d’alcool (je sais que sur moi ça augmente mes sécrétions et risque allergène -rhume des foins), antihistaminique quotidien, , CLA, L-Carnitine 3-6 litres d’eau /jour… musculation tous les 2 jours et cardio…

    ET JE SUIS TOUJOURS PROIE A CES MAUDITES ALLERGIES AUX POLLENS…

    Seul truc qui soulage en quelques dizaines de minutes « la cortisone »… mais alors bonjour les gonflement de visage et ventre… et pour que ça s’estompe bon courage! (donc je proscris au maximum ce truc)

    Les solutions naturelles je teste depuis 6 mois maintenant… bah j’en suis pas convaincu! et mon portefeuille non plus…

    Ah oui homme 29 ans fumeur 😀 donc j’en concluerai pas de tabac, pas d’animaux et pas d’alcool bonne hygiène générale plutôt que d’acheter la poudre à perlinpin qui renfloue les caisse des entreprises… et n’est qu’une béquille psychologique pour se rassurer… d’ailleurs allergie, plaque, Dyshidrose… fumer… tout ça c’est dans la tête!

    • Estelle dit :

      Bonjour Lyngling,

      Permettez-moi tout d’abord de vous demander si vous avez consulté un naturopathe ou bien s’il s’agit d’automédication?
      Il me semble que la prescription est un peu lourde et hétéroclite pour ne traiter qu’un terrain allergique. Vous dites également prendre un anti-histaminique: j’imagine qu’il s’agit d’un médicament chimique?
      Sachez que le mieux est l’ennemi du bien et comme le disait Paracelse, père fondateur des médecines naturelles, « Tout est poison, rien n’est poison, seule la dose fait le poison ».
      Par ailleurs, et vous en avez déjà conscience, il est certain que le tabac n’arrange généralement pas un terrain allergique dont le poumon est le maillon faible.
      En revanche, je ne suis pas d’accord avec vous, certains traitements naturels peuvent soulager de nombreux allergiques, tout dépend du terrain et du degré de l’allergie. Certes, ces traitements ne sont pas remboursés contrairement aux anti-histaminiques et à la cortisone (qui soit-dit en passant creusent le trou de la sécurité sociale, engraissent les grands groupes pharmaceutiques et sont affublés d’une certaine quantité d’effets secondaires) mais c’est investir pour sa santé à long terme que d’essayer de se tourner vers les solutions naturelles qui ont parfois besoin d’être ajustées en fonction du patient et de ses réactions.
      Sachez également que de consommer trop de lactose (produits laitiers en tous genres) et de gluten (tout ce qui est à base de blé et… la liste est longue!) peut également largement contribuer au développement d’allergies diverses (et pas seulement alimentaires) en fragilisant les intestins, siège de notre immunité et donc de la réaction allergique.
      Si vous souhaitez renoncer au recours systématique à la cortisone, je ne saurais trop vous conseiller de vous adresser à un bon naturopathe voire même d’envisager une désensibilisation auprès d’un allergologue.
      Bon courage à vous dans votre combat contre vos allergies, je le partage!

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